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Argiles, coteaux, cavités, mines de fer : le sol de Nancy

Le sous-sol de Nancy mêle argiles, coteaux en pente, cavités et anciennes concessions de fer. Aucun de ces risques n'interdit en général de construire, mais chacun peut imposer une étude de sol ou des fondations adaptées.

Mis à jour le
par Quentin Piepszownik, architecte

La porte de la Craffe, porte fortifiée de la Ville-Vieille, avec ses deux tours rondes coiffées de toits coniques en ardoise, au bout d'une rue.
La porte de la Craffe, au nord de la Grande Rue : porte classée monument historique en 1886. La base nationale des cavités souterraines recense une cavité à cet endroit.[1][2]Photo Alf van Beem, CC0, recadrée, Wikimedia Commons
La réponse courte

D'après notre calcul sur la carte d'exposition de 2026 annexée au PLUi-HD, l'aléa de retrait-gonflement des argiles est moyen sur 70,0 % de Nancy et fort sur 10,5 %.[3][4] Le règlement rappelle que la loi impose désormais des études de sol avant de construire dans les zones exposées (règlement du PLUi-HD, p. 30, vérifié le 28 octobre 2026).[5] Près d'une cavité recensée, « toute nouvelle construction doit être interdite dans le périmètre de sécurité » sans reconnaissance géotechnique démontrant l'absence de risque (règlement du PLUi-HD, p. 30, vérifié le 28 octobre 2026).[5] Les coteaux du nord-ouest, les chutes de blocs et les anciennes mines de fer ont aussi leurs cartes d'aléa.[3][6]

≈ 80 %De la commune en aléa argiles moyen ou fort, d'après notre calcul
7Arrêtés de catastrophe naturelle pour sécheresse depuis 1989
55 à 100 mRayon de la zone d'influence autour d'une cavité recensée
Zone 1Sismicité très faible : aucune règle parasismique

Retrait-gonflement des argiles

Ce que dit le texte — annexes informatives du PLUi-HD, p. 38

« L'aléa retrait-gonflement des argiles est un aléa particulier en ceci qu'il ne conduit jamais à une interdiction de construire, mais à des recommandations constructibles applicables principalement aux projets nouveaux. »

[3]

Le règlement du PLUi-HD rappelle que la loi ELAN de 2018 et le décret du 22 mai 2019 imposent « la réalisation d'études de sol préalablement à la construction dans les zones exposées » (règlement du PLUi-HD, p. 30, vérifié le 28 octobre 2026).[5] Géorisques recense à Nancy sept arrêtés de catastrophe naturelle pour sécheresse : 1989-1991, 2003, 2018, 2019, 2020 et deux pour 2022 ; au point de l'hôtel de ville, il qualifie l'exposition de « modérée » à l'adresse et d'« importante » à l'échelle de la commune.[7][8]

Pour une extension, l'étude de sol relève d'un bureau d'études géotechniques : nous vous indiquons quand la commander et ce qu'elle doit couvrir, pour que le dossier et le projet en tiennent compte.

Coteaux, glissements et chutes de blocs

La ville signale un aléa de mouvements de terrain dans la partie nord-ouest de la commune, d'après une étude du BRGM de décembre 2005.[6] Les annexes du PLUi-HD reprennent les cartes du BRGM de 2002 et leur actualisation par le CEREMA en 2016-2017, pour les glissements et la reptation, puis la carte des chutes de blocs de 2008 ; elles ne sont pas réglementaires, mais « seules les zones d'aléa faible peuvent être rendues constructibles sous conditions » en matière de chutes de blocs.[3]

Part de Nancy dans les zones d'aléa des annexes du PLUi-HD, d'après notre calcul
AléaSurfacePart de la commune
Mouvement de terrain faible94,5 ha6,3 %
Mouvement de terrain moyen53,9 ha3,6 %
Mouvement de terrain fort1,6 ha0,1 %
Chute de blocs, aléa faible10,0 ha0,7 %
Affaissement minier, mouvements résiduels28,5 ha1,9 %
Affaissement minier, fontis sur dépilage2,4 ha0,2 %

Couches info_surf du Géoportail de l'urbanisme intersectées avec la commune, calcul du 28 octobre 2026.[4] Géorisques recense aussi une chute de blocs au lieu-dit « La Croix Gagnée. Parc » et un effondrement rue de Malzéville en 1997 ; deux arrêtés de catastrophe naturelle pour glissement ou mouvement de terrain datent de 1983 et 1999.[9][7]

Cavités souterraines

La base nationale recense trois cavités à Nancy : le trou de la Renaudine, la cavité de la porte de la Craffe et un effondrement rue de Malzéville.[2] Les annexes du PLUi-HD représentent l'aléa par « un cercle centré sur celle-ci, de rayon égal à une zone d'influence forfaitaire de 50 m augmentée de la précision de positionnement », soit 55 à 100 m ; dans ces périmètres, la construction n'est possible que sous réserve d'une étude de sols.[3]

Ce que dit le texte — règlement du PLUi-HD, p. 30

« Dans les secteurs d'aléa lié à une cavité souterraine et en l'absence de reconnaissance géotechnique démontrant l'absence de risque, toute nouvelle construction doit être interdite dans le périmètre de sécurité, en application de l'article R111-2 du Code de l'urbanisme. »

[5]

Les anciennes mines de fer

Les annexes du PLUi-HD reportent les périmètres des concessions minières de fer, dont celles de Boudonville et de Buthegnemont, et les cartes d'aléa minier du bassin ferrifère établies par GEODERIS : fontis sur puits, sur dépilage ou sur travaux, et zones de mouvements résiduels ; Nancy figure parmi les communes concernées.[3] D'après notre calcul, les périmètres de concession couvrent environ 30,1 % de la commune, mais les zones d'aléa minier n'en représentent qu'une petite partie : environ 2 %.[4]

Concession n'est pas aléa

Être dans le périmètre d'une ancienne concession ne signifie pas que le sous-sol a été exploité sous la parcelle : c'est la carte d'aléa de GEODERIS qui compte. Nous la consultons pour chaque terrain concerné.[3]

Sismicité, radon, sols pollués

  • Séisme : zone de sismicité 1, très faible ; « aucune prescription parasismique n'existe pour les communes du Grand Nancy ».[10][3]
  • Radon : potentiel de catégorie 1, le plus faible.[10]
  • Sols pollués : six secteurs d'information sur les sols à Nancy, dont la gare et l'ancienne usine à gaz de l'île de Corse ; la couche du Géoportail les situe.[4]
  • Plomb : toute la commune est en zone à risque d'exposition au plomb, d'après les annexes du PLUi-HD sur le Géoportail.[4]

Questions fréquentes

Faut-il une étude de sol pour une extension à Nancy ?

Dans les zones exposées au retrait-gonflement des argiles, presque toute la commune d'après la carte de 2026, la loi impose des études de sol avant de construire ; près d'une cavité recensée, une reconnaissance géotechnique est la condition pour construire.[5][3]

Ma maison est-elle sur une ancienne mine de fer ?

Les concessions couvrent près d'un tiers de la commune, mais les zones d'aléa minier de GEODERIS environ 2 % : c'est cette seconde carte, annexée au PLUi-HD, qui renseigne votre terrain.[3][4]

Voir aussi

Sources consultées (10)

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Le pré-diagnostic lit les bases publiques pour votre parcelle ; l'architecte vous répond ensuite par email.

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